LA PROBLÉMATIQUE DES EMBARCATIONS MOTORISÉES AU LAC SEPT-ÎLES

 

Depuis 2011, le comité Environnement de l’APLSI s’attarde à mieux camper l’état de situation concernant la présence d’embarcations motorisées sur notre plan d’eau. En 2011, l’inventaire des embarcations motorisées présentes sur le lac a été réalisé suivi d’un sondage sur ce que pensent les résidents quant à la présence de telles embarcations. En 2018, un second sondage sur le développement d’une approche visant à prévenir les effets néfastes de l’augmentation du nombre et de la puissance des embarcations moteurs sur notre lac a été réalisé. Toutes ces actions nous permettent de mieux saisir la réalité et d’orienter nos actions futures.

L’INVENTAIRE DES EMBARCATIONS MOTORISÉES - 2011

Par un beau matin de la fin de juillet 2011, une équipe de quelques bénévoles se sont partagé les secteurs pour sillonner les rives afin de dénombrer le nombre d’embarcations à moteur amarrées devant chaque résidence. Cet inventaire a permis de présenter le portrait de la situation en ce qui concerne le nombre de bateaux à moteur par résidence tout autant que les types d’embarcations à moteur.

Un nombre impressionnant d’embarcations à moteur
L’inventaire nous a permis de recenser qu’il y a autour du lac 591 embarcations à moteur. Pour les 408 résidences sur le bord de l’eau, on dénombre 503 embarcations motorisées auxquelles il faut additionner les 31 de la Plage BeauSoleil, les 37 du Condo-Camping et les 20 amarrées à 3 quais communs.
Un fait important à signaler, sur les 408 résidences, 95 ne possèdent pas d’embarcations à moteurs, soit 23% de toutes les résidences sur le bord de l’eau. En soustrayant ces dernières, on dénombre donc 503 embarcations motorisées pour 313 résidences, soit en moyenne 1,6 bateaux à moteur par résidence. Il faut aussi noter que sur les 591 embarcations recensées, 68 bateaux à moteur (11%) proviennent de la Plage Beau-Soleil et du Condo-Camping et 41 bateaux du lac des Aulnaies (7.0%).

Des types variés d’embarcations à moteur
Si les embarcations à moteur sont nombreuses au lac Sept-Îles, on observe une grande variété de types d’embarcations. Parmi les 591 embarcations, les pontons remportent la palme avec 163 ou 27.7%. Suivent de près les embarcations à moteur « inboard » sans arceau avec 123 (20.8%) et les moto-marines avec 106 (17.9%). Par contre, 56 bateaux ou 9.5% sont des embarcations à moteur « inboard » avec arceau, catégorie qui comprend aussi quelques embarcations de « wakeboard » présentes sur le lac.

Tableau 1 Types d’embarcations à moteur recensées

Nombre %
Pontons 163 27.7%
Bateaux « inboard » sans arceau 123 20.8%
Motomarines 106 17.9%
Chaloupes à moteur 76 12.8%
Bateaux « inboard » avec arceau 56 9.5%
Bateaux à moteur hors bord 50 8.5%
Bateaux à jet 17 2.8%
TOTAL 591 100.0%


SONDAGE 2012 : OPINIONS DES MEMBRES SUR LA PRÉSENCE D’EMBARCATIONS MOTORISÉES

Le sondage du printemps 2012

Voici les résultats préliminaires au 18 mai 2012, moment où 286 résidents avaient retourné leur renouvellement de la carte de membre et 187 résidents, leur questionnaire rempli, pour un taux de réponses de 65.4%.

La campagne de sensibilisation de l’été 2011 et ses effets
C’est principalement par le dépliant distribué au début de l’été 2011 que 38,9% des résidants ont pris connaissance de cette campagne de sensibilisation. Une proportion un peu moindre (34.2%) en a pris connaissance par les articles dans l’Alouette et 13.6% par le site internet de l’Association.
Selon les répondants, cette première année de la campagne aura permis de constater une certaine amélioration des comportements des conducteurs d’embarcation à moteur. Une telle amélioration a été notée d’abord par une circulation moins dense pendant la semaine (52.8% des répondants), par une diminution de la vitesse près des rives (51.1%), par un comportement plus sécuritaire des conducteurs (40.8%) et par le respect du trajet suggéré pour les sports nautiques (34.2%). En contre-partie, peu d’améliorations ont été notées lorsqu’il s’agit d’une circulation moins dense les fins de semaine (58.6% n’ont pas noté d’amélioration), une diminution du bruit produit par les embarcations à moteur (49.7%) ou une diminution de la vitesse dans les zones de hauts fonds (30.5%). Pour le futur, les répondants pensent qu’il faudrait surtout insister sur des améliorations concernant la diminution de la vitesse près des rives (31.0%) et sur les comportements plus sécuritaires des conducteurs (13.7%).

Le nombre d’embarcations à moteur
Précisons d’abord que 55.3% des répondants possèdent une embarcation à moteur, 35.6 % en possèdent deux et 4.2% trois ou plus. Par contre, 9.1% des répondants n’ont pas d’embarcation à moteur. Ces chiffres se comparent assez bien à ce que révélait l’inventaire réalisé l’été dernier (voir article sur le sujet). Parmi les répondants qui possèdent au moins une embarcation à moteur, 41.3% l’utilisent quelques fois par semaine, 27.0% quelques fois par été, ou uniquement les fins de semaine (18.4%). D’autres l’utilisent presqu’à tous les jours (9.2%) alors que les derniers (4.1%) ne s’en servent pratiquement jamais. Au sujet du nombre d’embarcations, 55.5% des répondants sont d’avis qu’il n’y a pas trop d’embarcations à moteur sur le lac, alors que 44.5% sont d’avis contraire. Pour 50.0%, le nombre idéal d’embarcations par résidence devrait être une embarcation alors que 39.9% pensent que le nombre idéal serait de deux et pour 5.3% trois ou plus. Enfin, 4.8% préconisent que dans l’idéal il ne devrait plus y avoir d’embarcation à moteur sur le lac Sept-Îles.

Les orientations pour l’avenir concernant la sensibilisation
Il faut d’abord souligner que 52.5% des répondants disent ne pas avoir eu à restreindre leurs activités à cause de la présence des embarcations à moteur, alors que 43.6% ont dû le faire surtout les fins de semaine. Pour ces derniers, c’est surtout à cause des trop grosses vagues (41.2%) ou du trop grand nombre d’embarcations (34.1%).
Pour le futur, les avis sont partagés sur les mesures à prendre. Ainsi, 54.4% préfèrent que l’APLSI poursuive ses efforts de sensibilisation des conducteurs d’embarcation alors que 45.6% sont d’avis qu’il faut entreprendre des démarches vers des mesures plus restrictives. Selon les répondants, si de telles mesures devaient exister elles devraient porter par ordre de priorité sur la limitation de l’accès au lac pour les seuls propriétaires (90.3%), sur la limitation de vitesse pour certaines zones du lac (88.9%), sur la limitation à certaines zones du lac pour les activités nautiques (73.6%), sur la limitation de la puissance des moteurs (63.4%) et enfin sur la limitation de vitesse pour l’ensemble du lac (58.3%).
Face à ces derniers résultats, il semble donc que la campagne de sensibilisation de cette année en 2012 qui porte sur les zones sensibles du lac en y recommandant une réduction de la vitesse et un évitement des sports nautiques dans ces zones vise en plein dans le mille puisque ces recommandations sont en harmonie avec l’opinion exprimée par les résidents lors de ce sondage.

SONDAGE 2018 :
Voici les résultats du sondage réalisé par l’APLSI en juillet 2018 concernant le développement d’une approche visant à prévenir les effets néfastes de l’augmentation du nombre et de la puissance des embarcations moteurs sur notre lac.

• 212 membres de l’APLSI ont répondu au sondage. Le taux de réponse est donc de 52,4%.
• 71% des répondants considèrent que l’augmentation constante du nombre d’embarcations motorisées naviguant sur le lac et leur puissance accrue est un problème au Lac Sept-Îles.
• 62% des répondants vivent des conséquences de l’augmentation du nombre d’embarcations sur le lac et de la puissance des moteurs.
• Les principales conséquences nommées sont : les grosses vagues, le bruit, le bris des quais et le bris des embarcations amarrées au quai, l’érosion des rives, la difficulté de faire des activités nautiques non motorisées (canot, kayak, voile, baignade…), la sécurité et la perturbation de l’eau et de l’environnement.
• 75% des répondants croient qu’il est nécessaire pour l’APLSI d’intervenir dans ce dossier. Il y a eu 143 personnes qui ont suggéré des solutions pour corriger ou atténuer le problème. Une analyse exhaustive de toute cette information est en cours.
• En ce qui concerne les différentes propositions soumises dans le sondage, voici les résultats :
Proposition 1 : L’APLSI devrait mettre en place un comité de travail externe au CA, composé de membres de l’APLSI avec des opinions diverses, afin d’évaluer la situation et proposer d’autres solutions. 75% fortement ou assez d’accord et 25% peu d’accord ou pas du tout d’accord
Proposition 2 : L’APLSI devrait réglementer sa descente à bateaux pour limiter la puissance des moteurs à moins de 200 HP pour les nouveaux membres, tout en respectant un droit acquis (mise à l’eau peu importe la puissance de leur embarcation) pour les membres actuels. 61% fortement ou assez d’accord et 39% peu d’accord ou pas du tout d’accord
Proposition 3 : L’APLSI devrait réglementer sa descente à bateaux pour interdire la mise à l’eau des embarcations de type « speed boat » pour les nouveaux membres, tout en respectant un droit acquis (mise à l’eau peu importe le type d’embarcation) pour les membres actuels. 73% fortement ou assez d’accord et 27% peu d’accord ou pas du tout d’accord
Proposition 4 : L’APLSI devrait réglementer sa descente à bateaux pour interdire la mise à l’eau des embarcations de type « wake boat » et celles équipées de ballast pour les nouveaux membres, tout en respectant un droit acquis (mise à l’eau peu importe le type d’embarcation) pour les membres actuels. 67% fortement ou assez d’accord et 33% peu d’accord ou pas du tout d’accord
DEVANT CES RÉSULTATS, l’APLSI a mis en place un comité de travail externe au CA, composé de membres de l’APLSI avec des opinions diverses, afin d’évaluer la situation, d’analyser l’ensemble des suggestions recueillies par le sondage et proposer au CA de l’APLSI des solutions pour la saison 2019.
Le CA de l’APLSI est conscient de la complexité du dossier et mise sur une réflexion supplémentaire pour en arriver à un consensus durable et harmonieux pour notre communauté.