Message du responsable du comité

L’association des propriétaires du lac Sept-Ïles (APLSI) est dédiée au mieux-être des résidents du lac Sept-Îles et vise le resserrement des liens autour de notre lieu d’intérêt et de préoccupation commun : le lac.

L’année 2017 sera très importante pour la protection des lacs au Québec. Nous attendons avec impatience les modifications à la réglementation sur la gestion des eaux usées des résidences isolées (Q2. r.22). Le dossier est à suivre car des alternatives, qui ne sont pas permises actuellement, pourraient le devenir.

Les priorités des membres du comité de l’environnement de l’APLSI pour l’année 2017 sont :

Suivi de la mise aux normes des installations septiques à la suite du relevé sanitaire fait par la Ville en 2015. A ce titre, il est encourageant de voir que plusieurs installations septiques problématiques ont déjà été remplacées et corrigées. Sur les 18 installations de classe C (avec nuisance), 13 installations ont été corrigées à date et les 5 autres devraient l’être durant l’année 2017. Concernant les 122 installations de classe B-, l’échéance exigée par la Ville pour apporter les modifications demandées est novembre 2017. À date, 14 installations ont été corrigées de façon satisfaisante. Plusieurs propriétaires ont pris contact avec le Service d’urbanisme et le dossier suit son cours.
Prise en charge par la régie de la vidange des fosses septiques sur les îles. Un appel d’offre va être fait par la Régie des matières résiduelles en 2017 pour tout le territoire de la MRC. Dans l’attente de cette prise en charge, vous pouvez contacter l’APLSI pour connaître la prochaine vidange d’hiver organisée par les résidents des îles.
Réalisation d’une étude scientifique pour connaître l’historique de l’écosystème du lac. Présentement, selon nos informations, une étude portant sur la mesure des diatomées fossiles du lac serait à privilégier. Nous travaillons actuellement à trouver un financement pour réaliser cette étude. Avis aux membres : si vous connaissez un programme gouvernemental ou d’autres avenues pour financer une telle étude, contacter l’APLSI.
Bassins de rétention des eaux de ruissellement associés aux fossés routiers et aux tributaires du lac. L’objectif est de faire un recensement des différents fossés et tributaires et d’identifier les endroits problématiques où des bassins de rétention seraient nécessaires pour retenir les sols en suspension dans l’eau de ruissellement avant qu’ils soient évacués vers le lac. Des rencontres avec la CAPSA et la Ville sont à venir.
Utilisation du plan d’eau. Il faut protéger les zones sensibles du lac. À ce chapitre, l’APLSI, en partenariat avec la Ville, vise à installer en 2017 des bouées de sensibilisation et délimiter certaines zones sensibles du lac (baie Vachon, baie du Camp Portneuf, décharge du lac, entrée du lac au Chien, entrée du lac des Aulnaies, zone en face du Club nautique).
De plus, l’APLSI va collaborer avec la Ville pour obtenir du Fédéral une restriction à la navigation en vue de limiter la vitesse des embarcations dans les zones sensibles du lac. En attente d’une telle réglementation de la navigation sur notre plan d'eau, nous vous rappelons l'importance de circuler à VITESSE MINIMALE dans les zones sensibles du lac et de respecter le message PAS DE VAGUES qui sera inscrit sur les bouées.
Concernant le « wakesurf », le lac Sept-Îles n'a que très peu d'endroits profonds qui conviennent à la pratique de ce sport. Quant à la distance aux rives, celle-ci est insuffisante pour pratiquer le « wakesurf » sans impact. Nous vous demandons donc, SVP, de limiter le plus possible les déplacements des « wakeboats» dans les zones proches de la rive et d’éviter à tout prix les endroits peu profonds. Nous sommes tous fiers des actions que nous avons prises pour reboiser nos bandes riveraines. Il est maintenant temps d'agir sur l'utilisation du plan d'eau et des embarcations motorisées.
Suivi de l’état du lac. Cumuler les données pour garder à jour le bilan de santé du lac (profils d’oxygène et de température, transparence de l’eau, etc.) et les communiquer aux résidents.

Un des objectifs de l'APLSI est de regrouper les résidents pour mieux communiquer ensemble. Que ce soit pour partager des avis ou toute autre information, nous vous encourageons fortement à interagir avec nous en utilisant l'adresse courriel qui apparaît ci-dessous.

Je vous invite également à consulter:

- Plan directeur de l'eau de la CAPSA- Secteur Portneuf

-
Toilettes sans eau

-
Les enjeux

- le film « Réflexions»

- La diagnose de 2008

- Réseau de surveillance volontaire des lacs

Pierre Gourdeau
Responsable du comité environnement
Courriel : environnement@aplsi.com

Membres du comité : Alain Bardenet, Claire Lessard, André Martin, Georges Paradis, Luc Proulx

Le thème du mois en environnement:
EN BATEAU, EN LIMITANT LES VAGUES, JE DIMINUE L'ÉROSION

Quoi de neuf en environnement?

LE MYRIOPHYLLE À ÉPI, UN ENNEMI SOURNOIS ET TENACE

Le myriophylle à épi, une plante aquatique de provenance eurasienne est en constante progression au Québec. Cette plante a déjà infesté plusieurs lacs de la province, dont au moins une quarantaine dans la région des Laurentides au nord de Montréal. Plus près de nous, elle a été identifiée au lac Sergent.
Lorsqu’elle s’installe, cette plante peut se développer rapidement, surtout lorsqu’elle rencontre des conditions favorables telles une eau transparente et des sédiments fins et riches en éléments nutritifs, ce qui est le cas au lac Sept-Îles.
Actuellement, le myriophylle à épi n’a pas été répertorié au lac Sept-Îles. Alors, comment faire pour éviter son arrivée au lac? Le tout passe par la prévention!
Cette plante se propage de lac en lac en squattant les usagers d’un lac infesté qui ramènent, bien involontairement, des fragments à leur retour. Il est donc très important, avant de mettre à l’eau une embarcation ou un équipement qui a navigué ou a été utilisé sur un autre plan d’eau de prendre les précautions les plus élémentaires comme une inspection visuelle ainsi que la vidange de toute l'eau se trouvant dans l'embarcation.

Extrait de l'article de Luc Proulx, Alouette 2017. Pour en savoir plus, lisez l'article au complet.

Voyez aussi l'article paru dans La Presse+ qui montre où en est rendue l'infestation au Québec, en cliquant ICI.


JUILLET 2017: EN BATEAU, EN LIMITANT LES VAGUES, JE DIMINUE L'ÉROSION

L’érosion des rives est un processus qui se produit le long de tous les cours d’eau. Les causes naturelles sont multiples (vagues dues au vent, niveaux d’eau, glaces, pente de la rive, absence de végétation), auxquelles s’ajoutent les impacts humains(déboisement des rives, batillage des embarcations). Le batillage est le battement des vagues contre les rives produit par le remous des embarcations à moteur. Les conséquences de l’érosion sur le milieu aquatique sont nombreuses : destruction d’habitats, augmentation de la turbidité de l’eau et de la sédimentation, libération d’éléments nutritifs (phosphore et azote) qui favorisent la prolifération des algues. L’intégrité des terres et la valeur des propriétés riveraines peuvent aussi être affectées négativement par l’érosion. La hauteur de la vague générée par les embarcations est causée par différents facteurs notamment, la vitesse, la distance de la rive, la profondeur de l’eau, la taille de l’embarcation, la forme de la coque et la distribution du poids à l’intérieur de l’embarcation.

La hauteur de la vague est un des éléments les plus importants dans l’érosion des rives. Des observations du Department of Natural Resources du Minnesota ont montré qu’une vague d’une hauteur de 12,5 cm (hauteur de la pochette d’un disque compact) ne causait pas de dommages significatifs sur les rives. La vitesse qui produit cette hauteur de vague, généralement inférieure à 10 km/h, est considérée comme raisonnable à proximité des rives sensibles. Lorsque la hauteur de vague s’élève à 25 cm, l’effet destructif est cinq fois plus important, et celui-ci augmente à 30 fois lorsque la hauteur atteint 62,5 cm. À titre d’illustration, une petite embarcation motorisée produit une vague d’une hauteur de 25 cm lorsqu’elle atteint sa vitesse de planage. En bateau, en surveillant le batillage produit par mon embarcation, je peux réduire les effets sur les rives sensibles, particulièrement lorsque je navigue à proximité de celles-ci.


LE GOUVERNEMENT ADOPTE UNE NOUVELLE LOI SUR LES MILIEUX HUMIDES

L'Assemblée nationale a adopté la toute première loi québécoise visant la conservation des milieux humides et hydriques.
Le Regroupement des organismes de bassin versant du Québec (ROBVQ) militait en faveur d'une telle loi depuis 2013, quand les études commandées par le gouvernement avaient révélé des proportions accablantes de milieux humides disparus ou perturbés, conséquences de profondes lacunes en matière d'encadrement légal.
Pour lire l'article, cliquez sur le titre.
(Source: TEMPO Bulletin d'information du ROBVQ, 26 juin 2017)


AVRIL 2017-DU NOUVEAU CET ÉTÉ SUR LE LAC...

C'est confirmé, le plan de balisage du lac va se concrétiser à l'été 2017. En effet, l'APLSI a conclu une entente avec la Municipalité de St-Raymond pour installer cet été des bouées de renseignement dans les zones sensibles du lac (entrée du Lac au Chien, entrée du Lac des Aulnaies, baie du Camp Portneuf, baie Vachon, décharge du lac...). Les bouées vont sensibiliser les usagers de bateaux moteur à ne pas faire de vagues dans ces zones et à redoubler de prudence au niveau de la sécurité. On sait que la circulation à haute et moyenne vitesse est dommageable en raison du brassage des hauts fonds par les hélices des moteurs, de la remise en suspension de matières organiques (phosphore et autres nutriments) et de l'augmentation de l'érosion des rives. Tout cela entraîne à moyen terme une dégradation de l’eau du lac, une croissance accrue de la végétation aquatique et un risque augmenté d’éclosion de cyanobactéries (algues bleues). Si la sécurité et la santé de votre lac vous tiennent à cœur, évitez les vagues dans les zones sensibles du lac et adoptez une conduite respectueuse de l’environnement.
EN CLIQUANT SUR L'IMAGE, VOUS VERREZ, SUR LA CARTE AGRANDIE, L'EMPLACEMENT DES BALISES (LOSANGES NOIRS).


AVRIL 2017: Au lac, herbicides et engrais sont interdits

Il est bien reconnu maintenant que l’épandage d’engrais ou d’herbicides chimiques, plus particulièrement utilisés pour l’entretien des pelouses, constitue une nuisance lorsque fait à l’intérieur d’une bande de terrain de cent mètres de la limite des hautes eaux d’un lac. Les apports en matières nutritives de ces engrais, comme le phosphore et l’azote, sont nocifs pour l’écosystème et responsables de l’eutrophisation accélérée du lac. Soyons vigilants pour conserver notre lac et cessons l’utilisation d’engrais ou d’herbicides chimiques sur nos propriétés.